“Walter Benjamin n’a pas de prix”. Entretien de Bruno Tackels avec Jacques Derrida.

ARCHIVE SONORE : Derrida “Benjamin n’a pas de prix”
Fragments Benjamin, février 2002, « Surpris par la nuit », France Culture
C’était au début de l’année 2002. Alain Veinstein venait de me confier une série de 4 documentaires sur Walter Benjamin pour son émission « Surpris par la Nuit », sur France Culture. Je n’avais jamais fait de radio. C’est la réalisatrice Marie-Christine Clauzet qui m’a tout appris. Merci à elle, ma marraine de radio. Jacques Derrida était l’un de mes tout premiers entretiens. Nous l’avons enregistré chez lui, rue des bergeronnettes, à Ris-Orangis. Sa présence dans le documentaire m’importait, parce que je voulais mieux saisir sa relation à Walter Benjamin, qui me restait pour le moins énigmatique, après la lecture de Force de loi, un livre qu’il avait consacré à l’essai Critique de la violence. Pendant plus d’une heure, fin stratège, Jacques Derrida expliquât combien la pensée de Benjamin avait une dette, impensée, impensable, envers la déconstruction, et qu’il s’agissait pour lui de la révéler. Ni plus ni moins. L’attirait particulièrement le fait que Benjamin ne se soit jamais institué nulle part, dans aucune institution. C’est là qu’il en vint au Prix, au fait que Walter Benjamin n’a pas de prix.
Bruno Tackels
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Prix WB (23 août 2021). “Walter Benjamin n’a pas de prix”. Entretien de Bruno Tackels avec Jacques Derrida. Prix Walter Benjamin. Consulté le 4 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/t0vz
